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Toulouse
APERO-PROJECTION EN SOLIDARITE AVEC « LA CAISSE DE SOUTIEN AUX COMBATTANTS EMPRISONNES » EN GRECE
Categories: Agenda, ICI

Projection du documentaire

« Entretien avec Lutte Révolutionnaire »

(réalisé par le Secours Rouge International – 2012)

Le 7 octobre 2013, au Kiosk, 3 rue des Escoussières Arnaud-Bernard (M° Compans-Caffarelli)

En Grèce, l’austérité s’accompagne depuis le début d’une répression soutenue de la frange révolutionnaire du prolétariat. Arrestations dans les milieux anarchistes, expulsions de squats, attaques de piquets de grève, répression des luttes contre les projets nuisibles (comme contre la construction d’une décharge à Keratea en 2011 ou encore plus récemment contre une mine d’or à Halkidiki).

En plus de tout ça, plusieurs cas de torture dans les commissariats ont été dénoncé.

Discours rodé, police antiterroriste au taquet, collaboration internationale des polices. Ce qui se passe ou peut se passer en Grèce suscite une surveillance rapprochée, les tribunaux fonctionnent à flux tendu et comme partout ailleurs, le prolétariat excédentaire peuple les prisons !

Dans un pays où la tradition de la résistance et de la lutte armées [résistance communiste contre les nazis (1941-1944), l’organisation de lutte armée dite du « 17 novembre » (1973-2002)] fait partie de la mémoire du mouvement révolutionnaire, à l’heure de la crise, différents groupes s’inscrivent dans cette stratégie. C’est le cas de l’organisation anarchiste « Lutte Révolutionnaire » dont le procès a eu lieu en 2012. Même si leur pratique comme leur discours avant-gardistes appellent à une sérieuse critique politique, la lutte armée quoi que très affaiblie ces deux dernières années, est une réalité de l’affrontement à l’Etat en Grèce. Quand nous voulons affirmer notre solidarité à des révolutionnaires emprisonnés ou en cavale, nous devons faire avec cette réalité. D’autant plus quand leurs membres arrêtés ont pris des dizaines d’années de taules pour des actions qui n’en sont restées la plupart du temps qu’aux dégats matériels.

Sur pied depuis 2010, la caisse de soutien aux combattants emprisonnés (http://tameio.espiv.net), appuie sans relâche les inculpés et les militants révolutionnaires incarcérés. Face au soutien qui s’est construit autour des prisonniers de la guerre sociale (parfois au-delà de l’important milieu anarchiste grec), l’Etat a adopté la stratégie de s’attaquer aussi aux structures qui viennent en aide aux détenus, et d’étrangler financièrement ces dernières dans le but évident d’affaiblir la solidarité. Cela dans la droite ligne de la tradition contre-insurrectionnelle.

La justice grecque ponctionne ainsi le mouvement révolutionnaire en généralisant le recours au système de la caution, difficilement refusable quand il s’agit de sortir des camarades de taule ou encore de leur éviter d’y aller…

Les récentes libérations de C. Kortesis et V. Stathopoulos, anarchistes condamnés lors du procès de l’organisation « Lutte Révolutionnaire », en échange du paiement d’une caution de 2000 euros chacun. Ajoutée à celle de Kostas Sakkas après 31 mois de détention provisoire, a pu sortir de taule moyennant 30000 euros, en attendant son procès futur.

A quoi il faut ajouter toutes celles payées depuis 2010 et les mandats envoyés aux dizaines de prisonniers.

Bref, dans ces moments compliqués, même si notre contribution sera toujours trop mince, il est important pour nous de participer à cet effort de solidarité.

 

Par ailleurs nous lançons aux organisations ou groupes politiques, ainsi qu’à toute personne désirant contribuer à la solidarité, un appel plus large à récolter des fonds.

 

Pour soutenir financièrement la Caisse :

 

Chèque à l’ordre du CAJ avec la mention « solidarité Grèce » au dos, à envoyer à CAJ c/o Canal Sud, 40 rue Alfred Duméril, 31400 TOULOUSE

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